Facebook, Retrospective 2013, c’est officiel vous êtes traqués!

graphics-agenda-407852-3Votre profil Facebook, bande de gauche, bien au milieu en évidence, elle trône là, la nouvelle attraction de votre réseau social préféré, j’ai nommé Facebook, le premier pays du monde en nombre d’habitants loin devant la Chine qui en est presque ridicule avec ses (bientôt!) 2 Milliards d’habitants. Le lien se nomme « Retrospective sur votre année 2013″(my year in review en anglais), tu parles d’un nom original!

 Le lien pour accéder à votre rétrospective
En fait, le lien permet d’accéder à vos posts qui ont eu le plus de succès sur Facebook cette année en prenant en compte le nombre de likes et de commentaires. Voilà un résumé sec et dru de ce qu’est ce nouveau lien. Nothing more.
Que ceux qui se sont amusés à publier des images salaces se rassurent. Les publications visibles sur votre Rétrospective conservent leurs paramètres de confidentialité originaux. Cela veut dire que si la publication initiale n’étaient pas visible à une catégorie de vos amis, sa reprise dans votre Rétrospective ne le sera pas non plus. Je vois votre désarroi, c’est là que vous regrettez de ne pas avoir paramétré la confidentialité de vos posts!
Vous aimez faire le buzz et vous souhaitez continuer à briller par vos posts mémorables, ou pas, c’est selon. Facebook vous offre l’option idéale (à qui profite le crime?): Vous pouvez partager votre Rétrospective avec vos amis via le bouton « Partagez votre année » (tiens donc!)
 Le bouton de partage
A chacun son avis sur l’utilité de ce nouveau lien sur nos profils. Vous ne m’avez pas demandé le mien d’avis mais je le donne quand même: à ranger au rayon des gadgets inutiles dont seul Facebook a le secret! A vous Rétrospective 2013, vous avez à nouveau la preuve que rien n’est anodin sur Facebook. Pour protéger votre vie vie, paramétrez au mieux la confidentialité de vos posts.
Vous publiez peut être n’importe quoi mais il est de votre devoir de faire en sorte que cela ne tombe pas entre les mains de n’importe qui!
En ce qui concerne le titre, rien à voir avec le contenu, j’ai été à bonne école chez les journaleux: l’art de faire tout un plat dans le titre et ne donner que des miettes dans l’article.mdr
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Facebook, Retrospective 2013, c’est officiel vous êtes traqués!

Profession: J’aimeur compulsif

facebook_like_butonJ’adore commencer mes posts par une réflexion d’ordre général. Mon prof me l’a enseigné et comme je suis bon élève je garde les bonnes habitudes.

 

Les réseaux sociaux ont de façon définitive modifié le rapport que chacun a aux autres. Mon prof aurait détesté un début d’intro aussi « banal et sans relief ». Je suis un bon élève mais j’adore contredire aussi. Alors je disais que grâce à Facebook, Twitter et autres confrères, notre façon d’appréhender l’autre a changé. L’autre ce n’est plus la jolie go dont j’attendais le passage au coin de la rue avant d’aller en cours (quitte à être en retard). L’autre ce n’est plus le petit frimeur qui déclare: »Si vous nous marquez encore un but, je rentre à la maison avec mon ballon tout neuf que Papa m’a ramené de France ». Souvenir d’enfance. L’autre aujourd’hui, c’est une photo de profil aguichante, 135 partages par jour, 2 posts à peine compréhensibles (du moins pour la petite tête que je suis), sans oublier la photo du vendredi pour vous dire à quel point il est content que le weekend commence. Le genre de trucs qui te tapent sur le système parce que toi tu bosses le samedi…mais ça tout le monde s’en fout!

 
Ce microcosme bien pensant et bien intentionné, même parfois trop attentionné est peuplé d’êtres fabuleux (on dirait une phrase sortie tout droit de Zelda ou d’Harry Potter), au rang desquels tu trouves le « j’aimeur » compulsif. Le J’aimeur Compulsif, en majuscule svp, il ne poste presque jamais rien, mais tu postes « je suis triste », il aime, tu postes « ma grande-tante vient de se casser le col du fémur » il aime piam! Jusque là je vous vois sourire doucement. Ca va rigoler moins dans la suite. Il y a une prise d’otage au Kenya (tu vois tu rigoles déjà moins), tu reprends l’article d’un grand journal français histoire de jouer la grosse tête avec ton petit message de compassion, histoire de te montrer concerné, il aime aussi. Chez le J’aimeur Compulsif, l’acte n’est pas réfléchi. Quand il allume son Facebook, les centres nerveux qui traitent la décision sont mis sur OFF. Deux centres restent cependant actifs: celui qui traite la vision et celui qui contrôle uniquement l’index droit. Entre nous, qu’a-t-il à faire du reste? Il est là pour j’aimer. 
 
Le j’aimeur compulsif pourrait passer aisément pour un doux dingue s’il n’avait pas sa faculté exceptionnelle de mémorisation. C’est ça qui le rend dangereux! Malheur à toi si tu le rencontres en ville accroché au bras d’une fille alors que tu es passé sur Facebook de « En couple » à « C’est compliqué » dans la semaine. Il se fait un devoir de saluer ton bonheur retrouvé: « Dis donc, les choses se sont vite arrangées, chui trop content pour vous! » C’est là que la go roule de gros yeux de merlan frit, elle n’a rien capté (ce n’était pas d’elle que tu parlais sur ton Facebook), toi non plus d’ailleurs jusqu’au moment où la tête du j’aimeur te revient dans la gueule comme un boomrang! A ce moment, tu as à peine le temps d’esquisser un rire jaune, qu’il a déjà disparu dans la foule, fier d’avoir accompli son forfait!
 
Tu ne connais sûrement pas tous tes amis sur les réseaux sociaux (allez avoue que tu ajoutes des gens que tu ne connais pas!), mais le j’aimeur compulsif tu finis par le connaître parce qu’il s’est loué un petit boulevard dans ta timeline. Tu le vois partout et tout le temps, mais rassure-toi il te voit aussi. Il est près à tout liker, jusqu’à l’image obscène du petit Somalien affamé dont le vautour attend la mort pour le dévorer. Toi, poste seulement!
 
Mais en même temps, chaque habitant d’un microcosme a toujours une une certaine utilité à défaut d’avoir une utilité certaine. Le j’aimeur compulsif c’est souvent ton dernier recours quand tu cherches la vidéo, la photo, l’article dont tout le monde parle et que par le plus grand des hasards tu as raté, toi. Il est une sorte de mémoire du réseau lorsque honteux de gaspiller autant le temps de travail que tu dois à ton employeur, tu te dis « c’est bon je me déconnecte ». Tu n’es pas très inquiet, ton live recorder enregistre tout! Quand tu consens à faire un peu d’effort, tu te retrousses les manches et tu fouilles sa timeline, tu comprends pourquoi on a traduit le terme en français (timeline) par « Journal ». Jette un œil à son profil et tu as un journal fidèle de tout ce qui s’est passé en ton absence! Utile ou pas?
 
Tout le monde a au moins un j’aimeur compulsif parmi ses amis. Certains adorent les détester, moi je les adore tout court parce qu’il font ce que je n’ai pas le temps de faire bien souvent: donner l’impression à chacun qu’il est important; qu’on a lu, vu, écouté ce qu’il a posté et qu’on l’approuve. En somme le j’aimeur compulsif est une sorte free hugger (?) version 2.0. Que voulez-vous, il faut bien que quelqu’un lise vos 135 partages par jour et 2 posts à peine compréhensibles! Mais comme mes bras ne sont pas tout aussi grands et que je ne peux pas embrasser tout le monde, je distribue parcimonieusement mes « j’aime ». Le like n’est pas un acte aussi anodin qu’on croit, il dit quelque chose de toi et de moi. J’ai coutume de plaisanter en disant que c’est un acte hautement politique que d’appuyer sur j’aime!
 
NOTA: Je vais partager ce post sur Facebook, tu auras envie de « j’aimer », je le sais! N’hésite pas, ce n’est pas parce que tu « j’aimes » un article sur les « j’aimeurs » compulsifs que tu es un gêneur! lol
 
NOTA 2: Bande son écoutée pendant que j’écrivais l’article: 

Enjoy

Profession: J’aimeur compulsif

Vos mots de passe en lieu sûr avec KeePass

Bonjour mes gens,

Même si vous êtes peu, ça fait toujours plaisir de partager du contenu avec vous!

Aujourd’hui j’aimerais vous faire découvrir une des applications que tout le monde devrait avoir sur son pc. « A must have » comme on dit. Bien entendu, si vous ne l’avez pas, vous n’en mourrez pas non plus. Soyons clairs.

Avec le développement du web et les risques de sécurité qui y sont liés, vous créez de plus en plus d’identifiants et donc de mots de passe pour accéder à différents sites web, vos divers abonnements ou logiciels. Personnellement, ça fait un petit moment que je ne me foule plus: je prends le même mot de passe  pour tous les sites qui ne me sont pas importants en terme de sécurité de contenu. Mais après discussion avec un ami j’ai décidé de me trouver logiciel capable de générer, conserver des mots de passe sûrs pour moi. Et quand on cherche, on se fatigue rarement. Direction Google, le site sans lequel mon niveau de connaissance en serait resté à l’âge des cavernes! Si vous êtes habitués à mon blog, vous savez que j’exagère un peu (comme toujours!) Je tombe sur KEEPASS.

KeePass

Le logiciel pèse 3 petits mégaoctets de bonheur et quand on a la connexion qu’on a au Togo je puis vous assurer que c’est un sacré avantage. A l’installation, il vous demande un mot de passe. C’est le seul mot de passe que vous devrez retenir par la suite si vous êtes un flemmard comme moi. Ce mot de passe crypte toute la base de données que vous allez créer par la suite, c’est lui qui permet d’ouvrir le logiciel.

Sorry pour mes amis francophones mais le logiciel est en anglais. Un plugin existe pour le transformer en français si vous n’êtes vraiment pas copain tonton William. L’interface est loin de ce à quoi on peut s’attendre à l’ère du web 2.0 mais ne vous laissez pas arrêter par ce visage peu avenant.

Une brève explication de commet ça fonctionne (en anglais bien sûr!)
Une brève explication de commet ça fonctionne (en anglais bien sûr!)

Ce qu’il y a de bien avec ce petit logiciel c’est que vous pouvez créer pas une mais autant de bases de données de mots de passe que vous voulez: une pour le pc de la maison, une pour le pc du bureau etc. Et dans chaque base de données autant d’entrées souhaitées. Dans chaque base de données vous avez diverses catégories préexistantes où vous pourrez mettre vos mots de passe Windows, vos mots de passe réseau, sites web, comptes mails et même e-banking. Pour chaque nouvelle entrée vous mettez le nom d’utilisateur, le mot de passe, l’url du site concerné s’il y a lieu et une petite iindication pour vous souvenir du mot de passe ou de ses particularités, ce que je ne trouve pas tout le temps utile puisque l’objectif pour moi c’était de ne plus jamais avoir ni à retenir de mot de passe, ni à le saisir manuellement. En effet, une fois que l’entrée est créée vous pouvez faire simplement copier-coller dans la zone de saisie et le tour est joué!

Interface Keepass

Une des forces de KEEPASS c’est que vous pouvez le laisser générer les mots de passe de façon totalement aléatoire pour vous ou lui fixer des règles de création de mots de passe forts. Il paraît que le logiciel utilise « un double algorithme de cryptage qui permet de générer des mots de passe 256 bits ». Rassurez-vous, moi non plus je n’ai rien compris mais si c’est 256bits, ça ne devrait pas être si mal que ça non?

Un autre truc sympa c’est que vous pouvez créer des mots de passe expirables, KEEPASS vous gère le suivi pour vous. Là non plus je n’ai pas encore trouvé d’utilité immédiate mais bon, vaut mieux l’avoir cette option, que pas!

Par contre, une chose est utile c’est que quand on copie une entrée (identifiant et/ou mot de passe), il reste en mémoire uniquement 12 secondes, juste le temps de coller dans la zone de saisie. Au delà de ce délai, plus de trace de vos précieuses données dans le presse-papier. Sécurité absolue!

Envie d’essayer KEEPASS, le logiciel est en téléchargement gratuit ici:

http://keepass.fr/

A noter que le logiciel est disponible non seulement pour pc, mais aussi pour Android, Blackberry!

Vos mots de passe en lieu sûr avec KeePass